vendredi 26 juin 2009

Vous êtes mort ?

Mes e-pérégrinations matinales m'ont promenées d'une leçon d'anglais, à l'annonce de la mort du roi de la pop, à... ma propre mort. Sur Thanatorama.com, une succession de mini-reportages m'explique les différentes étapes de ce qui va m'arriver, maintenant que je suis mort(e).


Gag ou webdocumentaire, la frontière est mince. S'il est un thème difficilement abordable de façon rationnelle, sans ricanements, sans déni, sans illusions, il s'agit bien de la mort (qui plus est, la sienne). Grâce à un chapitrage du chemin de croix, je navigue donc par hypothèses : ai-je ou n'ai-je pas de contrat post-mortem ? Comment les corps sont-ils embaumés ? Les cercueils fabriqués ? De l'église au cimetière, contraintes de réalisation de ma place au soleil... En cas d'exhumation...?

Image extraite du site thanatorama.com

mercredi 11 février 2009

Recherche et universités à l'épreuve du changement

Doucement groggie par le petit confort de l'entreprise (c'est rare de le dire), peine j'ai eue à percuter sur les secousses sociales qui animent l'univers de l'enseignement et de la recherche en sciences économiques et sociales... Lorsque ma newsletter préférée, Liens Socio, a décidé de se rallier au mouvement de défense du service public d'enseignement et de la recherche, en refusant de publier les travaux de chercheurs-enseignants, je me suis dit "là c'est du sérieux".

Etudier à l'université - illustration © Suprijono Suharjoto - Fotolia.comLoi LRU : rappel des événements

10 août 2007 : La LRU / Loi Pécresse est adoptée. La rentrée 2007 marquera le début de longues grèves étudiantes. La réaction des universités et des étudiants amène la loi à évoluer et à remettre en question certains points (la sélection à l'entrée du Master, l'autonomie optionnelle des universités...).
La loi se caractérise notamment par l'introduction de la Gouvernance des Universités et de la contractualisation de la Recherche.








________La loi prévoit notamment...________

...des préinscriptions à l'université

... l'augmentation du pouvoir du Conseil d'Administration de l'université

  • réduction d'effectifs : dorénavant composé d'intervenants extérieurs, d'une majorité d'enseignants-chercheurs et de minimum 6,7% d'étudiants, renforçant ainsi la démocratie universitaire
  • élection par scrutin de liste à un tour (proportionnel)
  • droits élargis : création d'unités de formation et recherche (UFR), nomination des personnels (le conseil scientifique perd en partie son rôle de conseil)
... de concrétiser le rôle du Président de l'Université (mandat de 4 ans, droits d'embauche, droit de veto sur les affectations de personnel, attribution de primes au personnel)

... que le recrutement des enseignants chercheurs se fait par un Comité de Sélection créé pour chaque recrutement

... de modifier la gestion budgétaire
  • autonomie possible à 100% de son budget
  • ouverture aux financements par des fonds privés
  • possibilité de créer des fondations financées par le mécenat (en vue de renforcer les liens avec les entreprises)
  • transfert de la propriété des bâtiments à la demande de l'Université
  • IUT : l'enveloppe budgétaire sera déterminée par l'Université
... de rendre publics différents types de rapports :

  • statistiques de réussite et d'insertion professionnelle
  • nombre et qualité des stages effectués par les étudiants
  • rapport d'exercice de contrôle de la légalité (frais d'inscription)

Aujourd'hui, les professions économiques et sociales sont menacées, pour différentes raisons : parce qu'elles étaient déjà le "parent pauvre" en terme de débouchés professionnels, et si la recherche fait l'objet de contractualisation, elle devient un étalon sur lequel l'entreprise mise en faveur de ses intérêts, au risque de délaisser certains objets de recherche. L'indépendance intellectuelle et matérielle des chercheurs est remise en cause. Que deviendront alors les sciences humaines et sociales ?

Quelques liens pour la bonne cause...


dimanche 18 janvier 2009

"L'open space m'a tuer" : quand l'open space dérape...

couverture du livre l'open space m'a tuer"L'open space m'a tuer", c'est avant tout un ouvrage de psychologie du travail en phase avec son époque, où les workers en open-space ne devraient pas tarder à se reconnaitre. Alexandre Des Isnards et Thomas Zuber, eux-mêmes anciens collègues d'une grande agence de communication, choisissent les mots justes pour parler d'un sujet encore tabou : le mal être réel des cadres derrière un enthousiasme apparent...

Et pour cela, les auteurs jettent sur l'open-space un regard critique et amusé à la fois : d'une culture du travail hystérique à un langage typique "agence de comm", le lecteur, familier ou étranger débarque dans la fourmilière et tente de comprendre. Pourquoi une telle agitation ? Comment de jeunes cadres en manque de reconnaissance semblent dédier leur existence à leur job ? Comment l'entreprise parvient-elle à prendre le pouvoir sur ses employés ? A les asservir au point de remettre en question leurs vies privées ? Comment surgit le syndrôme du "bouc émissaire" lorsqu'un cadre ne rentre pas dans le moule de son entreprise ?

L'usure professionelle de ces jeunes en mal d'implication n'est plus alors une conséquence de l'entreprise, mais visiblement, un moyen d'action de l'entreprise sur ses salariés dont l'énergie suprême semble pompée jusqu'à rupture de stock...

Cet ouvrage se veut collaboratif, retraçant les témoignages de vie dans l'open-space de salariés d'entreprises différentes (et pour le moins connues !). A mettre entre toutes les mains : celles des concernés évidememment, mais aussi entre les mains de ceux pour qui l'open space est une notion étrangère, et qui ont parfois cette image d'un open-space cocon, moelleux, aux conditions de travail ô combien enviables...

Site officiel de l'open space m'a tuer
Le Facebook du livre
Acheter ce bouquin génialissime et se payer une vraie tranche de rire !

samedi 17 janvier 2009

Vivre dans un Shuffle ?

maquette du projet Shuffle à Dubai, James Law CybertectureUn immeuble à l'effigie du fameux Ipod Shuffle, voilà une idée originale de l'architecte James Law Cybertecture. Toute fan des Apple products que je suis, je n'ai donc pu résister à partager ce petit clin d'oeil avec vous.

Cette tour de 35 étages avec vue sur la mer, implantée à Dubaï, abritera des habitations privées mais aussi des bureaux surélevés au-dessus du centre commercial, constituant le socle du Shuffle.

Livré courant 2009. Pour ceux qui seraient tentés par un art de vivre technologiste...

Source : Site James Law Cybertecture

jeudi 15 janvier 2009

Melzoo, un moteur de recherche innovant

logo MelzooMelzoo, c'est le nouveau moteur de recherche en version bêta, bien utile pour une recherche efficace et rapide. Le principe ? Un volet à gauche affiche les résultats de la requête, chaque page s'affiche à droite au survol par le pointeur.

Les +

  • rapidité de sélection des résultats pertinents, aperçu réel et scrollable
  • affichage rapide, pas besoin de composer des fenêtres à plusieurs onglets qu'il faut refermer ensuite
  • possibilité pour les "advertiser" (annonceurs) de décompter les faux-clics dûs aux visites accidentelles : avec Melzoo, la visite par survol n'est pas comptabilisée en statistiques.
Les -
  • si l'on clique sur un résultat pour ouvrir la page (réellement cette fois), la liste de résultats disparait...
  • recherche d'images pas encore disponible
  • critères de sélection limités
Espérons que cette Bêta prometteuse s'améliore !

www.melzoo.com

PATRIMOINE : Les "Arêtes de poisson" lyonnaises

Lyon, patrimoine de l'UNESCO et également ma chère petite ville natale, est entrain de faire face à un grand projet de chantier : un tunnel sera bientôt creusé dans la fameuse colline de la Croix-Rousse, détruisant ainsi des galeries et grottes souterraines, du 17ème siècle, baptisées "Arêtes de poisson" ou "réseau des fantasques"...

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