lundi 28 janvier 2008

Jour 1 : Le jour le plus long

L’Aéroport
4h30 : heure du réveil
3 heures d’avance à l’aéroport
8 fois que Jérémy vérifie que le vol n’est pas annulé
4 fois que je vais faire pipi
10h15 : heure du décollage
Jusqu’ici tout va bien.


L’avion Air France
Le commandant de bord annonce avec professionnalisme qu’ « aujourd’hui, notre avion mettra un peu plus de 11h et 25 min pour atteindre San Francisco ». Il bluffe, je parie.

Après quelques minutes de vol, une angoisse me saisit (non, j’ai bien fermé la porte). Car d’ici la Tour Eiffel a rétréci et Paris est tout plat. Je ne vois plus ma chère Butte de Montmartre, sera-t-elle là à mon retour ?

A bord, le personnel d’Air France est très gentil. En cas de crash, ils sauront certainement gérer la situation dans une imperturbable bonne humeur. Y a pas à dire, le sourire Air France, c’est plus qu’un sourire, c’est un art de vivre qui n’a pas de prix quand on est à 10 972m d’altitude au-dessus du Groenland, et que la température extérieure est de -63°CELSIUS.

En passant au-dessus du Canada, j’ai bien essayé de faire coucou à Loïc et Aurore, mais il y avait trop de nuages (donc j’ai salué Oscar Paterne, qui n’avait pas pris une ride depuis les années 80).

Arrivée à Frisco


"Special Alien Registration", bureau d'accueil à l'aéroport... (non, ce n'était pas pour nous)


Pour rejoindre l’hôtel, on prend le BART, comme les vrais ! Rien de plus que le RER en fait, un train tout pourri qui s’arrête dans 40 gares, des banlieues moches et en plus il pleut. A la sortie du BART, nous découvrons notre quartier, plutôt sympathique au vu des enseignes commerciales qui foisonnent : Macy’s, Virgin, Apple, Gap, Bloomingdale, Starbucks, et une pharmacie-bazar… Les plaques d’égout fument dans l’air humide, nous avançons dans les rues et les silhouettes déformées des sans-abris tournent des visages grimaçants vers nous : « hey ? 1 dollar ? ».


45 McAllister Street. L’hôtel est plutôt chaleureux à l’entrée, une chambre simple et assez dépouillée, large fenêtre à guillotine juste entrouverte, les sirènes hurlant dans Market Street en passant l’angle de la 4ème rue (comme dans les films hein ?). Pas de cafard à l’horizon. Ca ira.

Vue depuis la fenetre de la chambre d'hôtel, sur Civic Center et South Market


1st visit : Golden Gate Bridge, aux grands maux les grands remèdes
… ou 2 grands malades dans la ville
Après avoir égaré le plan des bus au bout de 5 min (dans le treillis de Jérémy), demandé des explications à 12 personnes, pris environ 8 bus, croisé des maisons d’une centaine de couleurs différentes, absorbé 3 litres de pluie avec nos manteaux, nous y voilà : le Golden Gate Bridge se dresse, devant nous (et derrière le car de japonais), majestueux…
Pas de Quartet de Jazz à l'horizon, mais l'effet est saisissant...


Mel’s drive in, famous and rock’n roll burgers
Ce soir, entre un Chili Burger et un Avocado Burger, nous luttons contre le décalage horaire à l’aide de Cherry Coke à volonté. Bien que nous ayions besoin de reprendre des forces, je résisterai à la tentation d’un (probablement) délicieux Milshake chocolat – oreos.


Posts-Scriptums et remerciements :

  • Merci Amaury de ton gentil SMS avant le départ (Jérémy n’est pas gentil, il devient grincheux quand je passe 10 min à photographier un parcmètre. Y en a qui comprennent vraiment rien à l’Art.)
  • Merci Nicolas de tes précieux conseils, tout s’est bien passé et il fallait bien 3 heures d’avance à l’aéroport pour traverser tous les portails de la « psychose sécuritaire ».
  • Coucou Loïc, Aurore, que je n’ai pas vus depuis si longtemps… Promis, la prochaine fois qu’on est dans le coin on passe vous voir.

2 commentaires:

artemis a dit…

Z'aime bien la photo du bureau pour les aliens (plutôt "men in black" ou sigourney weaver ?), et celle du golden gate, on n'a pas l'habitude de le voir sous ce temps-là (Ça me rappelle ma visite du Loch Ness sous un soleil éclatant...!)

À part ça, ouh là là je vais prendre un risque car je ne suis pas sûre de moi : bon anniversaire ! Car oui, il y a ceux qui partent en voyage et qui subissent le jet-lag, et il y a ceux qui descendent définitivement de leur colline et qui... subissent aussi le jet-lag ! Je ne sais plus trop où j'habite, c'est le cas de le dire ;o)))

Bisous et have a nice trip !

L'Esperluette a dit…

Alors là, parfait ACC pour nous envoyer la tête dans les étoiles, et du bureau... l'exotisme est encore plus apprécié !
Merci et @ + pour la suite de tes découvertes !

PATRIMOINE : Les "Arêtes de poisson" lyonnaises

Lyon, patrimoine de l'UNESCO et également ma chère petite ville natale, est entrain de faire face à un grand projet de chantier : un tunnel sera bientôt creusé dans la fameuse colline de la Croix-Rousse, détruisant ainsi des galeries et grottes souterraines, du 17ème siècle, baptisées "Arêtes de poisson" ou "réseau des fantasques"...

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